Home à la une Assemblée nationale : clash au sein du groupe parlementaire RPM

Assemblée nationale : clash au sein du groupe parlementaire RPM

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La motion de censure, préparée contre le gouvernement dirigé par Soumeylou Boubèye Maïga, divise les députés du parti Rassemblement pour le Mali (RPM).

En effet, sur  la cinquantaine de députés que compte le RPM, 40 s’opposeraient au dépôt de la motion de censure contre le gouvernement, selon nos informations. Ils reprocheraient aux responsables du parti de vouloir défier le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et non moins président fondateur du parti. De sources proches de ce groupe parlementaire, une véritable prise de bec aurait opposée les députés RPM lors de la dernière. Lors de cette réunion, il aurait été demandé aux frondeurs d’avancer les raisons d’une motion de censure. Aucune raison valable n’a pu être avancer sauf que le Premier ministre leur fait de l’ombre. Sur ce la majorité des députés ont trouvé cette raison insuffisante pour démettre le PM et son gouvernement. Car, disent-ils, Soumeylou Boubèye est en mission du président de la République. Le défier revient à s’opposer au président IBK qui ne cesse de lui renouveler sa confiance. Egalement, ils estiment que si le pays est stable aujourd’hui, c’est grâce à lui. Sans quoi, il en aurait été fini du Mali depuis. « Sans Boubèye, il n’allait jamais eu avoir d’élection présidentielle….Soyons reconnaissant envers ce Monsieur qu’on a mis au boulot. Si nous ne soutenons pas dans cette phase difficile qu’il tente de gérer tant bien que mal, ce n’est pas à nous de saborder les efforts qu’il déploie pour le Mali. Ne nous tirons pas une balle dans les pieds chers amis. », aurait soutenu un élu à ses camarades.

Plusieurs députés dans la salle étaient d’avis avec leur collègue. Ainsi, les esprits se seraient chauffés. Et les uns les autres auraient commencé à s’accuser d’être corrompus ou d’être vendus. Sur ce certains ont claqué la porte et  ont purement et simplement refusé de signer la motion.  Depuis, c’est la débandade dans les rangs du groupe parlementaire.

A suivre.

Hamadoun MAIGA

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