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Cabale contre le DG de la BDM. SA : Le personnel de la Banque se désolidarise du Synabef

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Depuis bientôt deux semaines, la Direction générale de la Banque pour le développement du Mali (BDM.Sa) fait l’objet d’attaques nourries par le Syndicat national des banques et établissements financiers (Synabef) au sujet d’une prétendue mutation illégale. Les 500 employés de la banque ont décidé de s’inscrire en faux et de soutenir les responsables de la BDM.SA.

Qui en veut au Directeur général de la BDM.SA, Brehima Amadou Haïdara ? C’est la principale question que se posent les travailleurs de la banque réunis en assemblée générale. Au cours de cette rencontre où la colère et la frustration se lisaient sur tous les visages, le personnel de la banque s’est dit persuadé que la fronde actuel du Synabef est plus personnelle que professionnelle. Selon eux, l’affaire dite de mutation illégale est une juste une cabale pour nuire à la réputation des responsables de la banque, qui à ce jour, se montrent exemplaires et sans reproches tant sur le plan de la gestion de la banque que dans leurs rapports avec les employés.

D’un revers de la main, les travailleurs de la BDM.SA balaient les allégations du Synabef et expliquent.

En effet, l’Assemblée générale affirme ne pas comprend pourquoi une situation qui remonte à octobre 2018 soit évoquée en juin 2020. Elle estime qu’en réalité cette question d’affectation dite illégale est sans objet.

L’assemblée générale du personnel a aussi marqué son incompréhension face à l’attitude d’un groupuscule du Synabef qui exige le retour de Mme Kéïta Fatoumata Sangho (qui a pris 120 jours d’absence de février à décembre 2019 et bloqué pendant plus de deux mois le programme de passation de la direction de l’audit, sous prétexte que c’est au Synabef, et non à la BDM-SA, de définir la date de la passation), à un poste d’encadrement supérieur rattaché à la direction générale avec des avantages comme un véhicule de fonction, alors que la banque compte plus de 500 cadres et agents compétents qui pourraient tous aussi y prétendre.

Elle ne comprend pas cette démarche d’autant plus que le Synabef est censé être une organisation impartiale dans la gestion des affaires concernant l’ensemble des militants et non les seuls membres du bureau proches d’un petit cercle.

Un montage pour nuire à l’image du DG de la BDM.SA

Les travailleurs pensent que le Synabef est même ridicule dans sa démarche. Et pour cause, le fameux article 8 dont se prévaut le Synabef est sans objet dans la présente affaire. Car, l’article stipule: « Dans chaque établissement inclus dans le champ d’application de la présente convention, et occupant plus de dix (10) salariés, sont élus des délégués titulaires et des délégués suppléants, dans les conditions prévues par les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Ne peuvent être déplacés, sans leur consentement, de leur établissement : Les délégués pendant la durée de leur mandat. Les candidats, dès le dépôt des candidatures et jusqu’ à la date des élections.

L’assemblée générale explique que cette disposition ne concerne que les délégués du personnel différents des membres du Comité Syndical. Et que les délégués sont élus au sein de l’entreprise pour présenter les réclamations des salariés à l’employeur leur pouvoir se limite à leur entreprise. Enfin, les délégués syndicaux sont comme les ambassadeurs d’une organisation syndicale d’une branche ou d’une organisation nationale au sein de l’entreprise.

Dans le cas de dame KEITA, Fatoumata Sangho, les travailleurs soutiennent qu’au moment de sa mutation à l’Agence de Kabala en octobre 2018, elle n’était pas déléguée du personnel ni déléguée syndicale, elle n’était pas non plus sur aucune liste de candidature. Donc, la décision de mutation était conforme.

Aussi que le cas de la dame n’est pas une question de protection de liberté syndicale. Et mieux, même s’il en était un, le syndicat de la BDM allait se battre jusqu’au bout pour rétablir la légalité.

Alors questions : pourquoi sortir aujourd’hui de la manche une affaire qui date de 2018 alors mêmes que depuis février 2020, la décision de mutation à Kabala a été abrogée par celle l’affectant à Djicoroni para ? Mirage et boule de gomme !

Les travailleurs rapportent aussi, qu’en outre, plusieurs autres de leurs camarades sont hors du siège, certains à Boulkassoumbougou, à Sogoniko, AP2 etc… alors que Djicoroni para est à moins de 2km du siège. Cela ne saurait être objectivement un problème.

Pour conclure, les travailleurs de la BDM.SA évoque la Convention (n° 135) concernant les représentants des travailleurs en date de 1971 en son article 2 et qui dit : « Des facilités doivent être accordées, dans l’entreprise, aux représentants des travailleurs, de manière à leur permettre de remplir rapidement et efficacement leurs fonctions.

A cet égard, il doit être tenu compte des caractéristiques du système de relations professionnelles prévalant dans le pays ainsi que des besoins, de l’importance et des possibilités de l’entreprise intéressée.

L’octroi de telles facilités ne doit pas entraver le fonctionnement efficace de l’entreprise intéressée. »

Alors maintenant, il reste à savoir les motivations réelles du Synabef de débrayer le 22 juillet prochain et pour trois jours.

Pour sûr, le Directeur Général de la BDM.SA est un cadre chevronné blanchi sur le harnais et qui a trainé son bosse un peu partout avec des succès indéniables. Depuis qu’il a pris les rennes de la BDM.SA, elle est classée meilleure banque du Mali. Il est même parvenu à classer cette banque meilleure banque de l’Afrique de l’Ouest en 2018. Ses preuves au département Crédit et de la microfinance à la BCEAO en disent long sur les compétences de l’homme à faire rayonner la BDM.SA sur le plan national et international.

Donc, il va falloir trouver autre chose pour abattre un homme de sa trempe.

Dieu veille !

Jean JACQUES

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