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MOUSTAPHA DJITTEYE, SECRETAIRE GENERAL DU SNEC A PROPOS DE LA GREVE DES ENSEIGNANTS: « Nous ne devons pas être des extrémistes… »

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Moustapha Dittèye, SG SNEC

Dans la situation de crise que traverse l’école malienne, le tout nouveau secrétaire général du Syndicat national pour l’éducation et la culture (SNEC), Moustapha Djittèye appelle au dialogue et à la confiance entre les parties.

Azalaï-Expresse: Parlez nous du SNEC ?

Moustapha Djittèye : Le SNEC a été créé sous une autre appellation en 1945 avec feu Mamadou Konaté, l’un des pères de l’indépendance du Mali, et des anciens syndicaliste qui ont eu à être des secrétaires généraux de ce syndicat. De 1963 à maintenant, il y a eu beaucoup de secrétaires généraux. On peut citer successivement Warike Diarra, Mohamed Lamine Traoré, Issaka Traoré, Tibou Telly, Mamadou Goundo Simaga, Zoumana Maïga, Mahmoud Ben Khatra, Seydou Koné et moi-même Moustapha Djittèye. C’est un syndicat qui est non seulement de l’Education, mais aussi de la culture, de la jeunesse, des arts et du sport. Nous sommes un syndicat qui est dans plusieurs secteurs. Nous sommes représentés par sept sections: la section du préscolaire, la section du fondamental, la section de la culture, la section de l’enseignement secondaire. Le SNEC, c’est du préscolaire jusqu’au supérieur ; donc le SNEC est dans tous les ordres d’enseignement.

Vous venez d’être plébiscité à la tête du SNEC, quel sentiment vous anime ?

Après mon élection en tant que secrétaire général du SNEC, j’ai un sentiment de fierté. C’est une marque de confiance que les congressistes, de Kayes à Kidal, ont placé en moi. C’est une lourde responsabilité pour relever le défi. Je suis le nouveau syndicat général d’un syndicat d’avant-garde, un syndicat qui revendique, qui forme ses militants.Un syndicat qui est en contact avec la base.

Votre lecture du bras de fer gouvernement-enseignants ?

Les syndicats ne vont jamais s’inscrire dans la logique de créer le chaos dans le pays, car si on revendique, c’est qu’il y a un pays. Le pays nous appartient, nous sommes tous des Maliens. Nous ne devons pas être des extrémistes jusqu’à aller dire ‘’tout ou rien’’. Nous sommes en train d’analyser la situation. C’est vrai que le pays est secoué par les mouvements de grèves répétitives dont nous sommes signataires. Nous sommes en train de réfléchir par tous les moyens pour pouvoir décanter la situation. Ça ne peut se faire que par le dialogue et la confiance. Il faut se dire les quatre vérités, pas de faux fuyant, pas de promesse qu’on ne peut pas tenir. Alors, qu’on s’asseye entre nous Maliens, qu’on trouve une solution. Je salue l’ensemble des enseignants du Mali. Je salue tous les Maliens et partage la douleur en ce moment pénible parce que les enfants sont victimes d’une situation qu’ils n’ont pas créée.

Réalisée par Malibuzz et Azalaï-Express

 

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